Un grand dérangement par le verglas |
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À Saint-Hubert, au début de janvier 1998, au dernier jour des deux longues semaines de congé scolaire pour les Fêtes, un dimanche soir, le verglas commençait à tomber, ça commençait d’aller mal et ça va continuer jusqu’au jeudi de la semaine. Lundi matin, la ville était couverte de glace. Les branches commencent à tomber. Pas d’école. Des quartiers perdent l’électricité. Mardi avant-midi, c’est à notre tour de perdre l’électricité, on déménage à Montréal chez les parents de mon épouse Cécile. Pas d’école pour nos filles parce que les écoles sont fermées. Vendredi en après-midi, il n’y a plus d’électricité chez les parents de Cécile, on va manger au restaurant sur l’autre rue parce qu’il y a de l’électricité, ça va mal, le restaurant est plein, le monde n’est pas pressé de sortir, on a faim, on est fatigué, une chance quelqu’un nous libère sa place. Après le restaurant, l’autre côté de la rue est toujours noire, on déménage chez le frère de Cécile dans le quartier Rosemont, sept personnes, notre chien et son chat dans un 3 et demi pour 2 nuits. Dimanche, on retourne chez les parents de Cécile, sur le chemin, on rencontre une dame sourde, toute seule, elle ne sait pas ou aller, elle a continué son chemin chez une autre amie. Le vendredi de la semaine suivante, le dixième jour, enfin, l’électricité était revenue chez nous, c’est une équipe d’Américains qui ont rebranché l’électricité. On a vidé le frigo et le congélateur pour envoyer à la poubelle. Retourner à l’épicerie, ça ne va pas mieux, l’épicerie n’est pas remplie ! Encore quelques jours de patience pour mieux manger à la maison ! On a ramassé les branches cassées qui sont tombées dans ma cour. 10 ans plus tard, il y a toujours des cicatrices du verglas dans ma ville. |
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Claude Drouin, animateur d’Alpha Signe @ Sourd à Longueuil, 26 janvier 2008 |
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